Si la “magnificence tech” n’était pas le secteur le plus représenté au salon VivaTech – qui ferme ses porte ce soir à Paris – elle apparel presque autant de visiteurs que les robots et autres nouveautés futuristes.
Investissements massifs
L’Oréal, le mastodonte français des cosmétiques présente le “Okay-scan“ (Okay pour Kérastase, la marque de produits capillaires phare du groupe), un petit appareil dédié à beauté capillaire. L’intelligence artificielle, entraînée sur quelque 12.000 photographs de cheveux, analyse le cuir chevelu pour en dévoiler tous les secrets and techniques (et les besoins) et notamment prédire le risque de chute de cheveux.
À quelques mètres, un appareil de Lancôme (autre marque phare du groupe L’Oréal), le Cell BioPrint, qui sera lancé commercialement cet été, promet de déterminer l’âge biologique de la peau à partir d’un easy prélèvement sur sa floor… et ainsi proposer les soins les plus adaptés. Là aussi, la technologie a pris un virage prédictif.
“Pour attirer les shoppers en boutique, il faut être dans la personnalisation. Aujourd’hui, la personnalisation, c’est définir son âge biologique. Et sans IA, ce n’est pas doable“, souligne Éric Briones, auteur du livre Luxe renaissance (Dunod, 2026), spécialiste du secteur.
À situation d’avoir une puissante plateforme technologique, ce qui nécessite des investissements importants et des collaborations avec les grands acteurs de la tech. Mercredi 17 juin, au premier jour de VivaTech, L’Oréal, qui a investi en 2025 1,5 milliard d’euros dans la tech et environ 1,4 milliard pour la recherche et l’innovation, a annoncé un partenariat avec OpenAI, l’entreprise californienne derrière ChatGPT.
“Réponses hyper personnalisées”
“Nous nous intéressons en permanence aux avancées de la science et de la technologie et cherchons à trouver les façons de les utiliser pour bâtir un avantage concurrentiel“, explique à l’AFP Guive Balooch, vice-président “technologie et open innovation” chez L’Oréal.
“Cet avantage peut se trouver dans nos laboratoires, comme notre partenariat en IA avec Nvidia qui nous permet de découvrir des molécules plus rapidement. Il peut concerner les chimistes qui cherchent à élaborer des formules (…) Il peut aller jusqu’au advertising et même aux interactions avec les shoppers, comme notre partenariat avec OpenAI autour des companies“, énumère-t-il.
Chez Sephora aussi, l’IA fait partie de l’expérience. Le chief mondial de la distribution de cosmétiques, qui appartient au géant français du luxe LVMH, a récemment lancé aux États-Unis son software sur ChatGPT.
“Vous allez converser avec l’agent qui va pouvoir répondre à toutes vos questions, avec des réponses hyper personnalisées. Et plus le système vous connaît, plus les réponses sont pertinentes“, explique Gonzague de Pirey, directeur “knowledge et omnicanal” chez LVMH.
“La technologie qui vient va permettre aux shoppers de faire de l’essayage virtuel, va permettre de scanner votre peau (…) On a une beauté qui est en prepare de se digitaliser, de plus en plus une beauté qui se rapproche d’une certaine forme de santé cosmétique“, souligne Franck Le Moal, directeur des systèmes d’info de LVMH.
Signe des temps, les acteurs de la tech eux-mêmes se sont rendu compte de l’intérêt d’investir davantage ce secteur, à mi-chemin entre beauté et santé. À VivaTech, le coréen Samsung présente plusieurs improvements, dont une answer d’analyse de la peau et du cuir chevelu basée sur l’IA, créée par Becon, startup situation du programme d’innovation interne du groupe.
“Je pense que les acteurs de l’IA ont compris que pour trouver une rentabilité économique, la beauté était fondamentale“, juge Eric Briones.
