Focus science : Remark le micro-needling redéfinit les soins de la peau


“Les systèmes de micro-aiguilles pourraient permettre à la cosmétique de passer du stade de l’utility topique passive des produits à celui d’une administration intradermique contrôlée, faisant ainsi le lien entre cosmétologie et dermatologie esthétique”, écrivent les chercheurs.

Recherche, preuves cliniques et savoir-faire

Le microneedling – qui consiste à utiliser de très fines aiguilles pour perforer la peau et faciliter la pénétration des produits topiques – est pratiqué en dermatologie depuis des années. Plus récemment, ont été développés des systèmes d’administration à domicile accessibles au grand public. Selon l’étude, nombre de ces outils sont utilisés pour optimiser l’efficacité d’ingrédients bioactifs topiques, tels que les peptides, les vitamines, les antioxydants et l’acide hyaluronique.

Des micro-aiguilles imbibées d’acide hyaluronique (AH) sous forme de patches solubles ont ainsi été popularisées par des marques telles que Sulwhasoo, Amorepacific, Acropass et Dr. Jart+. Pour un rajeunissement ciblé, ces options se chargent de peptides, tandis que des masques imbibés de vitamine C ou de niacinamide permettent de contrôler la pigmentation. Aujourd’hui, de grands groupes cosmétiques comme L’Oréal, Estée Lauder et Shiseido investissent massivement dans la recherche et le développement de dispositifs transdermiques de nouvelle génération, notamment dans des brevets et partenariats ciblant le domaine des micro-aiguilles. Des start-ups et l’affiliation entre biotechnologie et cosmétique promettent des gammes toujours plus larges, par exemple avec des patchs intégrant des nanovecteurs et des systèmes de micro-aiguilles pour le cuir chevelu.

Selon les auteurs de l’étude, au fur à mesure des avancées de la R&D, les preuves cliniques validant la supériorité du microneedling en matière “d’efficacité, de sécurité et de tolérance” s’accumulent. Et cela pour de multiples purposes cosmétiques, allant du rajeunissement et de l’éclat du teint au traitement de l’acné, ou de l’hydratation à la stimulation de la pousse des cheveux. Ils soulignent que le microneedling permet une administration transdermique des actifs de façon précise, contrôlée et minimalement invasive. Pour des résultats qui n’étaient auparavant accessibles qu’avec des méthodes nettement plus lourdes.

Ce domaine en constante évolution devrait encore se transformer. “Les avancées en course de options intelligentes, réactives aux stimuli et intégrant des nanovecteurs accroît encore la polyvalence du microneedling, ouvrant la perspective d’approches plus personnalisées, adaptatives et dynamiques du soin de la peau, répondant aux besoins de chacun”, écrivent les chercheurs.

“…Alors que les collaborations interdisciplinaires entre dermatologues, spécialistes des ingrédients cosmétiques et formulateurs s’intensifient, le microneedling pourrait redéfinir les soins de la peau, pour que l’utility passive se transforme en une expérience energetic, intelligente et thérapeutique. Grâce à une innovation soutenue et à une réglementation responsable, le microneedling deviendra sans aucun doute la clé de voute d’une nouvelle génération de produits de dermatologie et de cosmétiques personnalisés”.

Produit médical ou cosmétique ?

Toutefois, les auteurs soulignent que davantage de données cliniques et un cadre réglementaire plus standardisé sont nécessaires pour garantir la sécurité de cette technologie et favoriser son acceptation et son adoption par les consommateurs.

Le Dr Cuross Bakhtiar, gérant et directeur scientifique de la clinique esthétique Harley Avenue Beauty, au Royaume-Uni, estime dans un entretien accordé à Premium Magnificence Information que les questions réglementaires vont gagner en significance avec le développement du microneedling. “L’objectif de ce procédé est de permettre une pénétration en profondeur des actifs. Et c’est là que le bât blesse : les cosmétiques ne sont pas censés passer la barrière cutanée”, explique-t-il. “Si l’on prétend que des micro-aiguilles font qu’un produit cosmétique pénètre très profondément dans la peau, alors techniquement il s’agit de dispositifs médicaux qui doivent être enregistrés en tant que tels”.

Selon l’étude, les réglementations applicables à l’utilisation cosmétique du microneedling “restent complexes”, en raison d’un manque d’harmonisation internationale. Dans l’Union européenne, par exemple, les systèmes de micro-aiguilles utilisés à des fins esthétiques, sans motion pharmacologique, sont classés comme dispositifs médicaux de classe I ou comme outils cosmétiques avancés. Aux États-Unis, la FDA les réglemente selon l’utilization auquel ils sont destinés, soit en tant que dispositifs médicaux et médicaments, soit en tant que cosmétiques si aucun effet systémique n’est revendiqué. En Asie, notamment en Corée et au Japon, l’utilization cosmétique du microneedling – notamment les patchs d’acide hyaluronique à dissoudre – a déjà reçu un accueil favorable.

Selon le Dr. Bakhtiar, le microneedling est utilisé en milieu clinique depuis près de 20 ans, et il a toujours suscité la controverse. Dès lors que son utilisation à domicile se généralise, avec des outils et des appareils toujours plus petits placés entre les mains des consommateurs, les marques qui le commercialisent doivent impérativement prendre en compte les évolutions de la technologie, ajoute-t-il. “On incise la peau ; le microneedling crée des lésions cutanées, et certaines personnes peuvent mal réagir. Des ecchymoses ou des gonflements peuvent apparaître après une séance de microneedling“.

Par ailleurs, toute tentative d’associer des cosmétiques topiques au microneedling, doit s’appuyer sur des méthodes et des conseils d’specialists rigoureux, avec des produits topiques efficaces garantissant une véritable synergie, insiste-t-il.

Les défis de l’innovation et de l’industrialisation

Pour les auteurs de l’étude “plusieurs défis scientifiques, strategies et réglementaires” doivent encore être relevés pour assurer l’avenir d’un utilization cosmétique du microneedling. La sécurité à lengthy terme en cas d’utilisation répétée, ainsi que les performances réelles sur différents sorts de peau, nécessitent par exemple une validation plus poussée. De plus, les obstacles liés à la manufacturing à grande échelle et à l’optimisation des matériaux doivent être surmontés, compte tenu de la complexité des processus de fabrication qui sous-tendent ces applied sciences. Le good microneedling et les dispositifs intégrant des capteurs peuvent également connaître des problèmes de confidentialité des données, de cybersécurité et de conformité réglementaire.

“Parallèlement à la poursuite de l’innovation, il sera essentiel de relever ces défis économiques, strategies et éthiques, pour garantir que les nouvelles générations de microneedling passent avec succès du stade de idea de laboratoire à celui d’purposes commerciales et cliniques fiables”.

Le microneedling fait partie des sujets qui seront traités dans le cadre de la conférence Beauté sous pressure – Répondre à l’incertitude par l’excellence scientifique et technologique le 1er juillet prochain.

Programme détaillé : www.cosmeticsinnovations.com

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